Actualités
Une nouvelle rubrique : Ma thèse en deux pages
En créant cette rubrique, la revue souhaite contribuer à la mise en valeur de travaux de recherches menés dans le cadre d’une thèse dont le sujet s’inscrit dans son projet éditorial. Afin d’élargir l’audience de leurs travaux, il est donc proposé aux docteur.es ayant récemment soutenu leur thèse d’en publier un résumé. En trois pages maximum (1400 mots), ce texte présentera l’objet de la recherche, la méthodologie et les résultats obtenus, ainsi que quelques éléments de bibliographie.
Les propositions feront l’objet d’une évaluation en double aveugle. Après validation du texte par le comité de rédaction, les résumés seront inclus dans le numéro en cours.
Dernier numéro en ligne 68/2025 : Les conditions des migrations étudiantes internationales
Au sommaire : La sur-dépendance des étudiants chinois face aux agences intermédiaires dans le choix de l’enseignement supérieur français (Jiajun Ye) ; « Yo‘l izlayapmiz » Inégalités et tactiques dans les projets migratoires étudiants des jeunes Ouzbékistanais·es. (Elio Daudet) ; Les choix de mobilité internationale des étudiants de l’Île Maurice (Azzedine Si Moussa) ; Étudiants haïtiens en France : parcours migratoires et contraintes d’intégration socioprofessionnelle (Rony Merçon) ; Dans l’arrière-cuisine : conditions d’emplois des étudiants sénégalais recrutés dans la restauration en France (Papa Oumar Ndiaye) ; Les parcours sinueux de deux étudiants en migration académique (deux interviews) ; Carnet de lecture.
Un nouvel appel à contribution de la revue est en cours : la mort et le genre.
« Quoi de plus universel que la mort ? » s’interrogent Metcalf et Huntington (1991, p. 24). Et pourtant, peu de phénomènes sociaux suscitent une telle diversité de pratiques, de rites et de représentations. Les manières de traiter la mort et les morts, d’accompagner les mourants, d’organiser les funérailles ou de faire mémoire varient considérablement d’une société à l’autre. Cette diversité n’est jamais fortuite : elle exprime des systèmes de valeurs, des rapports de pouvoir et des conceptions du monde socialement situés.
La mort n’est donc pas seulement synonyme de fin de vie. Si elle s’inscrit dans une temporalité, elle s’exprime également dans l’espace, comme en témoignent de nombreuses expressions populaires évoquant la « dernière demeure », le « dernier voyage » ou encore, en anglais, le fait de « cross to the other side » ou d’être « in a better place » (Maddrell, 2010). Ces images rappellent que la mort ne se réduit pas à un instant biologique : elle engage des déplacements, des lieux, des appartenances et des formes de mémoire.
En revanche, les conceptions de la mort ne sont pas stables ni dans le temps ni dans l’espace. Comme l’écrit Louer-Saingeorgie, « les trajectoires des morts ne sont donc pas seulement individuelles, mais collectives et suivent des logiques familiales, économiques, sociales, culturelles et, surtout politiques » (2024, p. 6). Les modalités du mourir, le traitement des corps, les rites funéraires, les pratiques de commémoration ou les lieux d’inhumation font l’objet de négociations permanentes qui mobilisent des enjeux individuels, collectifs, juridiques, religieux et psychologiques.
La mort apparaît ainsi comme un observatoire privilégié des sociétés et des rapports sociaux qui les traversent. Parmi les rapports sociaux qui façonnent les trajectoires des morts, le genre occupe une place centrale, quoique souvent moins visible que d’autres formes de différenciation sociale. Il façonne les expériences de la fin de vie, les responsabilités associées au soin des morts, les expressions socialement légitimes du deuil, les professions du funéraire, les pratiques mémorielles et les représentations de la mort. Pourtant, les articulations entre mort et genre demeurent encore relativement peu explorées dans leur diversité.
La collaboration entre l’ISEC et Persée se poursuit
Le site Persée nous fait savoir que l’ensemble des revues publiées par l’Institut de Sociologie Économique et Culturelle entre dans le cadre d’un plan de conservation partagée qui fait intervenir plusieurs bibliothèques savantes et universitaires au titre de revues représentatives d’une discipline dans le siècle (ici, la psychologie et la psychanalyse).
A ce titre, Persée va entamer un travail de numérisation des titres qui précèdent Les cahiers de sociologie économique et culturelle. A savoir et dans l’ordre chronologique :
- La revue de psychologie des peuples.
- Ethnopsychologie.
- Les cahiers de sociologie économique (supplément de Ethnopsychologie)
L’ensemble sera regroupé sur un même page d’accueil de façon à offrir aux chercheurs la possibilité d’avoir une vue d’ensemble des travaux de l’ISEC : l’évolution des titres en rapport avec une actualisation des méthodes et des préoccupations des chercheurs ayant collaboré à l’ISEC.
Juridiquement, il nous est demandé de faire savoir aux auteurs ayant publié dans une de ces revues et ne souhaitant pas que leur travail apparaisse sur le site Persée de se faire connaitre rapidement.
Nos archives maintenant disponibles sur le portail Persée
Chers lecteurs, les archives des numéros des Cahiers de sociologie économique et culturelle depuis 1984 sont maintenant disponibles sur le portail de revue en ligne Persée. N’hésitez pas à vous y référer. Bonne lecture.