Appels à contribution

Cette page rassemble les appels à contribution en cours pour les cahiers de sociologie économique et culturelle.

« Pour une approche plurielle de l’économie de guerre »

De quoi parle-t-on ? Le terme d’économie de guerre a été utilisé récemment pour désigner un fonctionnement atypique de l’économie suite à une catastrophe majeure. En France, la crise sanitaire a vu l’arrêt de la production et du commerce international, une intervention massive de l’Etat (le quoi qu’il en coute) … Au moment de la reprise de l’activité, on a vu des pénuries, de l’inflation …  On a parlé de volontarisme politique : de la nécessité de rapatrier des productions essentielles comme les médicaments à la réhabilitation du plan (l’ardente obligation)

Plus récemment, il a été aussi question de se réarmer massivement dans le cadre d’un possible conflit avec la Russie. Il s’agit de préparer l’opinion publique à des sacrifices sur le plan de son confort de vie via la réorientation des dépenses publiques et à faire la guerre. Pour une partie de la gauche, l’économie de guerre signifie des entreprises qui s’assurent des commandes auprès de l’Etat. A force d’accumuler des armes, on finit fatalement par s’en servir. « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » (Jean Jaurès 1895).

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Appel clôturé

Les conditions des migrations étudiantes internationales

La mobilité étudiante s’est considérablement développée ces dernières décennies sous différents statuts. On s’intéresse ici aux étudiant·es internationaux (étudiant·es en mobilité de diplôme), c’est-à-dire aux personnes inscrites dans un établissement étranger et qui ont franchi une frontière entre deux pays pour préparer un diplôme d’enseignement supérieur[1]. Cette catégorie se distingue des étudiant·es en mobilité de crédit type Erasmus, et des étudiant·es étranger.es qui séjournent de façon permanente dans le pays dans lequel ils et elles étudient.

On compte aujourd’hui plus de 6,4 millions d’étudiant·es internationaux à travers le monde[2]. Avec l’expansion des mobilités, la diversification des destinations et la massification de l’enseignement supérieur observée dans la plupart des pays, leur nombre a triplé en 20 ans. En 5 ans, l’augmentation est de 32%.De nouveaux profils migratoires sont apparus.

Parallèlement, la marchandisation de l’enseignement supérieur s’est étendue (Van Zanten, 2023) et a donné naissance à de nouveaux acteurs, dispensateurs de formations ou intermédiaires entre établissements et candidats.

Enfin, dans un contexte où la question migratoire fait l’objet de très vifs débats dans de nombreux pays, des États ont défini des politiques restrictives à l’égard des étudiant·es étranger·es tandis que d’autres cherchent au contraire à les attirer.  

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[1] Cf. https://www.migrationdataportal.org/fr/themes/etudiants-internationaux

[2] Cf. https://www.campusfrance.org/fr/actu/chiffres-cles-2023-64-millions-d-etudiants-en-mobilite-internationale

Pour la France : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2023-12/ni-sies-2023-11-30915.pdf  pp. 7-8.