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Numéro 52

Albert GUEISSAZ, LA CONSTRUCTION DES IDENTITÉS ET SES ACTEURS. RÉFLEXIONS AUTOUR DE LA CONTRIBUTION DES CAHIERS DE SOCIOLOGIE ÉCONOMIQUE ET CULTURELLE

Première partie d’un survey en deux volets, dont le but est de mettre à contribution, pour en montrer la richesse, le corpus d’articles publiés dans les Cahiers depuis une trentaine d’années sur le thème de la construction des identités individuelles et collectives, notamment en situation de rencontre de plusieurs cultures.
Dans cette première partie, l’auteur s’attache particulièrement à mettre en évidence le rôle clé des « entrepreneurs » de la construction des identités collectives, leurs finalités et leurs modes d’action.
Edmond Marc LIPIANSKY, L’IMAGERIE DE L’IDENTITÉ : LE COUPLE FRANCE-ALLEMAGNE (réédition)
Dans cet article publié une première fois en 1979 dans la revue Ethnopsychologie, l’auteur interroge la littérature d’essais consacrée aux caractères nationaux (France, Allemagne) dans la première moitié du 20e siècle, pour en dégager une analyse de la méthode de construction des représentations des identités nationales.
La représentation de l’identité nationale française ne se constitue dans cette période que dans le mouvement qui l’oppose à l’identité allemande, chacun des partenaires tendant à assumer l’identité, y compris négative, qui lui est renvoyée par l’autre. L’auteur souligne le rôle joué par des écrivains et intellectuels, aussi bien français qu’allemands, dans l’élaboration et la promotion de cette double représentation, ainsi que la fonction sociale de cette construction, qui exprime la position fonctionnelle des élites dans leurs sociétés respectives et leur rapport aux autres classes.
Marie-Christine MICHAUD, ENTRE MESSINE, L’AQUILA ET LES ETATS-UNIS : LES ITALO-AMÉRICAINS, ENTRE IMMIGRATION ET TRANSNATIONALISME
D’abord caractérisée, au début du 20e siècle, par l’identification au village d’origine, l’identité des immigrants d’origine italienne s’est progressivement définie comme « italienne » par réaction à l’hostilité des groupes dominants aux Etats-Unis, à la stigmatisation et aux discriminations. Cette évolution doit beaucoup à l’action développée par des associations, par une presse en langue italienne, et de façon plus circonstancielle, par des mouvements de solidarité déclenchés au moment de catastrophes ayant frappé le pays d’origine. La référence à la « patrie » italienne n’étant pas contradictoire avec une intégration progressive dans la société nord-américaine, on assiste dans une dernière phase à la constitution d’une identité « italo-américaine ». L’analyse proposée se fonde sur la référence à la littérature sur le « transnationalisme » et sur les enquêtes menées par l’auteure.

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